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Love d’une pute | Chapitre 9

Chapitre 9 : Un nouveau départ

Calixte

Ma décision était prise. C’était Shirley que je voulais. Près d’elle, je me sentais vivifié. J’avais le sentiment d’être important pour quelqu’un. Je ne savais pas si c’était le fait qu’elle ait grandi au village mais elle me donnait à chaque fois l’impression d’être sur un piédestal. Shirley me faisait ressentir être l’homme. Elle était soumise. Je prenais souvent son avis sur des situations. Elle savait me conseiller. Elle avait ce don pour m’encourager. Je me sentais son héros, capable de soulever des montagnes. Ses mots savaient me donner la force mentale pour me surpasser, de faire des choses dont je ne me sentais pas capable. J’étais devenu une meilleure version de moi.

Avec Annie, j’avais l’impression d’appartenir à quelque chose mais quelque chose de plus grand que moi et que je ne pouvais pas contrôler. Je me sentais parfois comme un pion sur échiquier. Tout pouvait arriver et je ne pouvais que subir. Toute ma vie tournait autour de son univers : Mes amis étaient des gens qu’elle ne connaissait que trop. Mon boulot était dans l’entreprise familiale et mon salaire était payé par son père. Si elle le souhaitait, elle pouvait connaitre mes faits et gestes dans les moindres détails parce que j’étais dans son monde à elle. Je n’avais pas vraiment d’espace. L’amour que j’avais pour elle était si fort que je me suis emprisonné volontiers dans tout ça.

Aujourd’hui avec du recul, et l’arrivée de Shirley dans ma vie, je me rendais compte de la prison dans laquelle je m’étais enfermé. Rompre avec Annie revenait à perdre beaucoup mais à gagner ma liberté et j’avais soif de cette liberté. J’allais déposer ma démission et rompre avec Annie. J’avais déposé mon dossier dans plusieurs entreprises. J’avais passé trois entretiens d’embauche qui étaient en bonne voie. Dès que j’ai un retour positif, je quitterais cette prison.

Avec Shirley, les choses n’étaient pas gagnées d’avance. Elle m’en voulait et a totalement coupé les ponts avec moi. Depuis une semaine, j’étais sans nouvelles. Je déprimais. Finalement elle avait décidé de m’écouter. C’était un tel soulagement. J’étais allé la chercher et nous étions rentrés chez moi. Elle était sur la défensive. Je m’y attendais un peu. Je lui avais quand même dit ce que j’avais sur le cœur. Elle était restée silencieuse un long moment. Elle me fixait. Je pouvais lire dans son regard de la déception mêlée à de la compassion, au doute, à l’hésitation et à l’amour. J’étais profondément troublé. Elle a finalement pris la parole et m’a dit :

– Calixte, tu m’as menti. Quoi que tu dises, Quel que soit le sacrifice que tu as fait ou que tu es prêt à faire pour moi, tu m’as menti. C’est la seule chose que je te demandais de ne pas me faire. Et tu l’as fait la toute première fois qu’on a parlé d’un éventuel « Nous ». Notre relation a vu le jour sur ton mensonge. Même si je te redonne une chance, sur le plan de la confiance, ce sera un retour à la case départ.

– Shirley, je te comprends et je te demande pardon. Je t’ai tout révélé. Il n’y a plus rien de caché dans ma vie que tu ne saches. Je te promets que je ne te mentirais plus. Mais s’il te plait, laisse-moi une chance d’être heureux avec toi. Je saurais regagner ta confiance un peu plus chaque jour.

– Et avec ta fiancée ? Qu’est ce qui va se passer maintenant ?

– Je vais mettre fin à notre relation. Laisse-moi trouver un autre boulot. Je ne peux pas me permettre de ne pas avoir de revenus. Je préfère avoir la garantie d’un autre revenu avant de démissionner. Mes économies sont dans un compte bloqué que j’ai ouvert pour d’autres projets. Je n’y ai pas accès maintenant.

– Je comprends.

– On peut faire la paix maintenant ?

– Humm oui.

– Alors viens près de moi. Tu m’as manqué, tu sais.

– Il n’en est pas question. Je sais où tu veux en venir. Tu es devenu maigrichon en une semaine. Il n’y a pas grand-chose comme chair sur toi que je peux attraper.

– Ah bon ! Attends un peu tu vas voir.

Nous nous sommes mis à courir partout dans le salon. Je l’ai finalement attrapé par la taille et je l’ai serré contre moi. Nos yeux se sont croisés et je me suis perdu dans son regard. Ses yeux pétillaient. Nos fronts se sont collés et nos souffles se mêlaient. Au bout d’une inspiration, je lui ai dit « Je suis désolé de t’avoir menti ». Elle m’a répondu « Oublions ça mais ne le refais plus ».

Le soleil s’était couché et la pénombre s’installait dans le salon. Nous étions debout enlacés contre le mur. Shirley a passé ses bras autour de mon cou et nos lèvres ont fusionnés dans un langoureux baiser. Quelques jours avaient séparés notre dernier baiser mais il me semblait l’avoir embrassé depuis une éternité. C’était comme une nouvelle première fois. Sa langue s’est faufilée entre mes lèvres décuplant le plaisir de ce baiser. Une fougue s’est emparée de nous et tout est devenu si intense. Pendant que les mains de Shirley déboutonnaient ma chemise, je dégrafais son soutif en dessous de son t-shirt. Elle me tira vers la chambre. Tout y était en désordre. Je n’avais vraiment pas le cœur à faire quelque ménage que ce soit.

Nous nous sommes étendus sur le lit. Le reste des vêtements qu’il y avait sur nous, ont volé dans tous les sens. Nous étions maintenant en tenue d’Ève. Je me suis lancé dans l’exploration de son corps. Mes lèvres parcouraient son cou et ses épaules quand elle m’a arrêté : Pas de ça aujourd’hui. Je veux juste que tu me défonces proprement. Sans autre forme de procès, je l’ai retourné en levrette. L’essence de sa féminité était humide et dégoulinante. J’y suis entré délicatement et d’un seul coup jusqu’à atteindre ses profondeurs. Elle s’est étirée dans un long gémissement de plaisir. Mes va-et-vient en elle étaient endiablés. J’ai glissé mes mains sous sa poitrine pour recueillir ses seins entre mes paumes et ses tétons entre mes doigts pour les titiller. Ses hanches accompagnaient la dynamique de mes coups de reins.

L’arbre à fruit, l’Andromaque, la balançoire, toutes les positions qui nous venaient en tête, étaient réalisées sur le champ. Nous avons fait une vraie gymnastique dans laquelle nous étions l’un dans l’autre et l’un sur l’autre. A la fin, nous étions essoufflés, épuisés et heureux. On se regardait et on souriait jusqu’aux oreilles. L’instant était délicieux. Après avoir eu faim et soif l’un de l’autre, nous avions soif d’eau. J’ai enfilé une culotte et je suis allé à la cuisine pour nous chercher de l’eau. Nous avons passé le reste de la soirée dans les bras l’un de l’autre. C’était très agréable.

Le lundi, mon petit train-train quotidien a repris avec le boulot. Comité de direction, planning de la semaine, etc. Ce lundi, le comité de direction avait un goût salé. Le père d’Annie qui mettait souvent une bonne ambiance quand les objectifs étaient atteints, était plutôt quelque peu solennel. La cause n’avait pas l’ombre d’un doute pour moi. Depuis mon tête à tête avec lui, c’était la première fois qu’on passait plus d’un quart d’heure ensemble dans la même pièce. Je savais bien, ce qu’il attendait de moi et ma réponse qui tardait à venir, créait une atmosphère lourde entre nous.

Après le comité de direction, j’ai reçu un coup de fil d’une des plus grandes compagnies d’assurances, au sein de laquelle j’avais fait un entretien. Mon profil les intéressait. Leur ancien directeur commercial partait à la retraite dans quelques semaines et leur chef service relation clientèle allait le remplacer. Le poste était donc vacant. Mon dossier était venu à point nommé. Je me suis échappé avant la pause pour aller discuter des conditions de travail avec la directrice des ressources humaines.

Mon salaire sera le même qu’à mon ancien poste le temps d’une période d’intégration de six mois. Ensuite je serais augmenté en fonction de mon rendement pendant la période d’intégration. Congés annuel, jours de travail, assurance, déclaration à la sécurité sociale… nous avons passé en revue tous les aspects du contrat de travail. En gros, c’était une aubaine de trouver un emploi avec de telles conditions surtout dans un délai aussi court. J’allais pouvoir mettre fin à tout ce qui me liait à Annie et sa famille. En même temps, je ressentais un pincement au cœur. Annie et sa famille m’avait vraiment donné ma chance. Combien de mes anciens camarades sont restés au chômage pendant plusieurs mois, voire plusieurs années ? Combien d’entre eux n’ont pas enchainé stage sur stage avant de trouver un emploi stable ?

Il fallait que j’aille vers d’autres aventures. Une nouvelle vie me tendait les bras. Je suis retourné au bureau sans avoir eu le temps de manger. Finalement tout allait plus vite que je ne le pensais. J’avais quelques jours pour mettre mes affaires en ordre avant d’intégrer mon nouveau poste. Une fois au bureau, j’ai rédigé ma lettre de démission. J’allais la déposer dès le lendemain. Mon départ serait pour la fin du mois.

J’ai passé le reste de l’après-midi à passer en revue les dossiers clients en instance. J’étais pressé d’annoncer la nouvelle à Shirley. J’imaginais sa joie. Aussitôt après le boulot, je l’ai appelé pour voir sa position. Elle était en route pour son cours. Je lui ai proposé de me rejoindre à la maison après son cours. Je suis passé au supermarché pour acheter de quoi cuisiner un bon repas. Cette nouvelle méritait d’être annoncée autour d’un bon diner.

J’ai sorti le grand jeu. J’ai cuisiné du poulet aux pommes sautées. J’ai mis de la musique douce et la lumière tamisée. J’ai vaporisé de l’essence de lavande pour parfumer l’atmosphère.

22h18. La sonnerie a résonné. Ma dulcinée était là. Je lui ai ouvert. Elle était surprise par ce qui se dressait devant elle.

– Tout ça, c’est toujours la réconciliation ?

– Non bébé. Ce soir, on a quelque chose à célébrer.

– Ah bon ! De quoi s’agit-il ?

– Non. Pas tout de suite. Je vais te faire languir jusqu’à la fin du dîner.

– Non s’il te plait. Ne fais pas ça.

– Qu’est-ce que tu me donnes en échange ?

– Hummm des bisous, des câlins, des caresses et plus si la nouvelle en vaut le coup. Tu vois de quoi je parle.

– C’est très tentant mais tu paies une partie tout de suite.

– Petit coquin. C’est d’accord. Mais annonce la couleur.

– J’ai trouvé un boulot avec de bonnes conditions.

– Dis vrai bb.

– C’est vrai chéri.

Sa joie me faisait jubiler. Je lisais un réel bonheur dans ses yeux. La prochaine étape sera maintenant d’affronter Annie et son père.

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