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Love d’une pute | Chapitre 2

Chapitre 2 : Pute mais pas par choix

Un père est le pilier de la famille. Pour moi, mon père était tout. Il avait vraiment fait tout ce qu’il pouvait pour qu’on soit instruit, mes frères et moi. Malheureusement nos récoltes se vendaient moins bien au marché. On en tirait à peine de quoi subsister jusqu’à la prochaine saison. Il ne restait plus grand-chose pour acheter nos fournitures scolaires et payer nos frais de scolarité. De tous, j’étais la plus douée pour vendre malgré la morosité du marché et j’aimais vraiment ça. Un jour, mon père m’a fait appel et m’a dit : Cica, cette année, nous n’avons pas les moyens de tous vous envoyer à l’école. Voudrais-tu bien laisser ton frère et ta sœur aller à l’école cette année ? Je ferais tout pour que tu continues l’année prochaine. J’acceptais la proposition de Papa.

C’est ainsi que j’ai arrêté l’école en cinquième pour venir en renfort à mon père et ma mère au champ et au marché. Ils n’avaient plus la même force physique qu’avant. L’année qui suivi, j’ai préféré m’occuper de nos activités. Je me débrouillais bien. En plus, ça permettait à mon petit frère et ma petite sœur de se concentrer sur l’école sans devoir se soucier de ce qu’ils mangeraient.

Je faisais de mon mieux et nous arrivions à joindre les deux bouts. Tout a changé quand papa mourut. Une tuberculose avait eu raison de lui. Le guérisseur du village n’a rien pu faire et nous nous sommes rendus à l’hôpital de zone trop tard. Après l’inhumation, les rituels traditionnels et le conseil de famille, il a été arrêté que le petit frère de papa nous accueillerait chez lui. Il était gentil et sa femme nous aimait beaucoup mes frères et moi. Notre famille d’accueil nous entourait de beaucoup d’amour. Le deuil nous a été un peu plus supportable. J’aidais dans les travaux domestiques. Mon oncle nous aidait à exploiter le champ que papa nous avait laissé. On vendait notre récolte et la sienne ensemble. Nous passions plusieurs années dans la paix.

Un jour, je rencontrais un jeune homme au marché. Il s’appelait Codjovi et était forgeron. Il allait vendre des houes et des machettes au marché. Son village était juste après le mien. Nous cheminions ensemble pour rentrer. Nous nous entendions bien et il me plaisait beaucoup. Codjovi a voulu rencontrer Maman mais je n’étais pas prête. Elle se faisait vieille et j’étais seule à pourvoir aux besoins de mes frères. Mon frère était en première et ma sœur en troisième. Il fallait qu’ils aient leur baccalauréat avant que je ne puisse espérer m’envoler du nid familial. Je le lui ai expliqué et il a consenti à attendre quelques années. Nous nous fréquentions discrètement. La plupart des filles de mon âge se mariaient. J’étais très convoitée mais ma priorité était ailleurs et j’avais déjà choisi mon homme.

Chaque année, en août, la femme de mon oncle rentrait dans son village Savalou pour la fête de l’igname. Cette année-là, maman a voulu l’accompagner pour changer d’air. Elle sortait de quelques semaines de maladie. C’est ainsi que je me retrouvais seule avec mon oncle et mes frères. Toute la journée, mon oncle me lançait des regards langoureux. Au premier abord, je n’y taillais pas grande importance. Mais ses regards étaient de plus en plus insistants sur mes rondeurs. Peu avant que mon frère et ma sœur ne rentrent des cours, il est sorti comme à son habitude pour retrouver les vieux du village et boire quelques verres de sodabi.

Ce soir, il n’est pas rentré tôt. J’ai fini la cuisine, servi mon frère et ma sœur, pris ma douche et je suis allé me coucher. Les tâches domestiques avaient eu raison de moi. J’ai plongé dans un sommeil de plomb. Tard dans la nuit, j’ai senti des mains se glisser entre mes jambes et je me suis réveillé en sursaut. Mon oncle était allongé sur moi. Mes mains étaient fermement plaquées au sol. Il avait dénoué mon pagne pour accéder à mon intimité. J’ai sentais sa verge dure et chaude sur ma cuisse. Son haleine puait l’alcool. J’ai réussi à dégager une main et je l’ai repoussé violemment. Il a chancelé et est tombé. Sa tête s’est cogné contre un tabouret et il a perdu connaissance. Je suis sorti en courant de ma chambre. Derrière moi, il n’y avait aucun bruit. Prise de panique, j’ai fait demi-tour. Personne ne me suivait. J’ai jeté un coup d’œil par la fenêtre de ma chambre. J’ai aperçu mon oncle allongé et inerte là où il était tombé. Une flaque de sang ruisselait de sa nuque. Je venais de tuer mon oncle.

Qu’ai-je fait ? Comment ai-je pu tuer celui qui nous avait recueillis après le décès de papa et qui avait pris soin de nous pendant tant d’années ? De quel œil, les gens du village me verront-ils ? Que dira le conseil de famille ? J’ai tenté de réveiller mon frère et ma sœur pour m’en fuir avec eux. Mais quel sort sera réservé à notre mère si les gens du village retrouvaient le corps de mon oncle sans vie et que tous ses enfants avaient disparu ?

Je ne savais pas vers qui me retourner. La seule personne qui pourra m’aider, était Codjovi. Malgré la nuit noire, j’ai couru pour aller dans le village voisin. La route était terrifiante. Les grands arbres qui bordaient la route semblaient se mouvoir quand je m’approchais. Le bruit du vent dans le feuillage des arbres sonnait dans ma tête comme un méchant ricanement. L’hululement des hiboux, oiseaux symbole de la sorcellerie, faisait monter ma peur à son paroxysme. J’arrivais enfin dans le village. Tout le monde dormait. Je me suis précipité sur la première concession que j’ai vue. Je cognais de toutes mes forces. Une vieille dame est venue m’ouvrir, toute courroucée. Je l’ai supplié de m’indiquer la forge du village. Elle a perçu mon désespoir et me l’a indiqué. Arrivée à la forge, J’ai frappé à la porte. Une jeune femme est venue ouvrir. Je demandais d’après Codjovi. Elle s’est retourné et a crié :

  • Cossi Tô (Papa Cossi), On te cherche.
  • Cris moins fort. Tu veux réveiller l’enfant ? Et puis qui vient me chercher en pleine nuit comme ça ? fit la voix de Codjovi de l’intérieur de la forge.
 

Ces mots avaient l’effet d’une hache qui déchiquetait mon cœur avec rage. Mon bien-aimé avait donc femme et enfant. Codjovi est apparu à la porte et une larme a parcouru mon visage. Son visage s’est décomposé. J’ai couru pour m’éloigner de ce visage que j’aimais tant mais dont la vue en cet instant m’infligeait la plus atroce des douleurs.

En une nuit, toute ma vie a basculé. Tout ce que je pensais avoir construit, s’est écroulé comme un château de cartes. A bout de souffle, je me suis arrêté. Je ne savais plus où j’étais. Quelque chose au fond de moi, me poussait à quitter ce lieu. Je continuais à marcher en me posant mille et une questions sur ma vie. Qu’arrivera-t-il à ma famille ? Que deviendront ma mère et mes frères ? Que dira la grande famille ? Comment se sentira la femme de mon oncle ? Comment Codjovi avait-il pu me tromper pendant tout ce temps ? Si j’avais accepté être sa femme, qu’aurait-il fait de sa femme et de son enfant ? N’étais-je qu’un jeu pour lui ?

Perdu dans mes pensées, je m’étais retrouvé au milieu de la grande voie inter état. Deux phares, avançant à vive allure, m’ont ramené à la réalité. Avant de réaliser que j’étais sur la voie, la voiture était à quelques mètres de moi. J’ai sauté dans un ravin pour me sauver. Dans un grand coup de volant, le conducteur m’a évité de justesse. J’ai entendu un crissement de pneu et une portière qui s’est ouverte. Une dame, élégamment vêtue, est descendue de la voiture et est venue vers moi. Elle m’a demandé si j’allais bien. J’ai fondu en larmes. Elle s’enquit de ce que j’avais. Je me suis contenté de lui dire que j’avais fui de la maison parce que mon oncle a essayé d’abuser de moi. Elle m’a demandé si j’avais quelqu’un qui pourra m’héberger. Il n’y avait personne malheureusement. Elle m’a proposé de les suivre et qu’on trouvera une solution. Je ne la connaissais pas mais qu’avais-je à perdre ? Elle avait l’air correct et gentil. Elle est allée vers la voiture et a informé le conducteur qui devrait être son mari. C’est ainsi que j’ai rencontré Tantie La joie et que je suis arrivé à Cotonou pour la première fois.

Ma vie à Cotonou chez Tantie La joie, était différente de ce que j’avais vécu jusque-là. Nous étions plusieurs jeunes filles avec elle. Je vivais dans la maison de Tantie et je m’occupais de l’entretien et des enfants pendant que les autres filles vivaient dans la maison voisine qui lui appartenait aussi.  Je n’avais plus jamais eu de nouvelles de ma famille. Prendre de leurs nouvelles reviendra à m’exposer aux accusations des gens du village. Il était préférable que personne ne sache où j’étais. Les autres filles passaient une bonne partie de la journée à dormir et sortaient travailler le soir. Elles s’habillaient de façon sexy pour aller travailler. Naïve que j’étais, j’ai toujours pensé qu’elles travaillaient comme serveuses dans les bars dont Tantie La joie et son mari étaient propriétaires.

Un soir, Tantie la joie m’a fait appel.

  • Cica, tu es une très belle femme. M’a-t-elle dit. Beaucoup de mes amis qui sont venus à la maison, t’ont remarqué. Une fille comme toi, mérite d’être heureuse. Tu as beaucoup souffert par le passé mais ton avenir pourrait être radieux si tu le désires. N’as-tu pas envie d’être heureuse ?
  • Oui Tantie, lui ai-je répondu.
  • Tu sais, mes filles qui sont dans la maison à côté, gagnent bien leur vie. La vérité, c’est qu’elles offrent de la compagnie à des hommes qui se sentent seuls.
  • Ah Tantie ! comment ça, elles offrent de la compagnie ? Elles restent avec les hommes qui viennent dans vos bars ?
  • Oui mais pas seulement dans les bars, dans l’intimité aussi.
  • Ah bon ! Mais ce n’est pas dangereux ? Tantie, je ne peux pas faire ça inh. Vous-même, vous savez pourquoi, j’ai fui de mon village.
  • Tu sais, la différence entre ce qui allait t’arriver au village et ce que je te propose, c’est qu’ici tu gagneras beaucoup d’argent. Ton oncle allait te violer et t’enceinter gratuitement mais ici, ça ne t’arrivera pas. Tu vas te protéger à chaque fois qu’un homme s’approchera de toi. En plus, j’ai un médecin qui va s’occuper de toi et que tu vas consulter régulièrement pour être sûr que tout va bien.
  • Humm Tantie. Vraiment, ça va être difficile.
  • Cica, je suis au courant pour ton oncle. Ce serait dommage que tu ailles en prison. Tu devrais accepter ma proposition. Tu as la nuit pour réfléchir. Je ne vais pas te nourrir et te blanchir toute ta vie.

Comment avait-elle pu savoir ? Cette information me livrait totalement à sa merci. Le destin me met une fois encore dans de mauvais draps. Avais-je le choix ? C’était la prostitution ou la prison. Dans l’un ou l’autre des cas, je perdrais le semblant de dignité que ma conscience voulait bien encore accorder à la meurtrière que je suis.

Le lendemain matin, Tantie m’a ordonné de m’apprêter pour l’accompagner faire du shopping. Une fois, mes travaux domestiques terminés, j’ai pris une douche et me suis habillé. Nous sommes parties au centre commercial. En route, elle m’a expliqué qu’un client était prêt à payer trois cents milles pour passer la nuit avec moi parce que j’étais vierge. Sur cette somme, elle me donnerait la moitié. Je n’avais jamais tenu une telle somme dans ma main et qui soit vraiment à moi. Tout ce que j’avais pu gagner jusqu’à ce jour servait à gérer Maman, ma sœur et mon frère. L’idée d’avoir cent cinquante milles pour moi toute seule m’enchantait beaucoup mais étais-je vraiment prête à faire ce qu’il fallait pour les avoir ? Je n’en étais pas si sûre.

Nous nous sommes garées devant un prêt-à-porter très chic. J’ai essayé une pléiade de tenues. C’était ma première fois sur des talons. J’avais horriblement mal aux chevilles après avoir fait plusieurs essayages. Nous sommes reparties finalement avec une dizaine de tenues ultra-sexy et super aguichantes. Dans ces tenues, je ressemblais aux filles de la maison d’à côté. Il ne manquait que le maquillage pour que je sois totalement métamorphosée. Je me sentais à la fois très désirable mais en même temps, mal à m’aise que certaines parties de mon corps soient exposées. Tantie m’a pris un kit de maquillage avec les différents produits qui correspondaient à mon teint.

Le soir, une des filles de la maison d’à côté, est venue me montrer comment me maquiller. Elle s’appelait Arielle. Pendant qu’elle s’affairait sur mon visage, je lui ai demandé comment elle en était venue à ce métier. Elle m’a expliqué qu’elle avait été violée et avait eu un enfant. A un moment donné, elle n’arrivait plus à subvenir aux besoins de son enfant qui était gravement malade. C’est ainsi qu’elle s’était retrouvée prête à faire n’importe quoi pour sauver son enfant. La prostitution était une planche de secours. Malheureusement son enfant est décédé et elle a continué ce métier pour survivre. Elle m’a aussi expliqué quoi faire pour satisfaire le client. Jusqu’à cet instant, je ne m’étais pas décidée à faire quoique ce soit. Mais l’éventualité d’avoir un semblant de plaisir m’a permis d’envisager les choses autrement.

Tantie a envoyé m’appeler. Le client était là

C’était un homme de la quarantaine avec une belle allure. Il était fort bien bâti et portait une barbe poivre au sel de trois jours. Nous sommes partis dans sa voiture pour un hôtel huppé en bordure de mer et avons pris une chambre. Il s’appelait Alexandre mais m’a dit que je pouvais l’appeler Alex. Il nous a fait venir le diner en chambre avec une bouteille de vin. Pendant le diner, il m’a posé des questions sur moi. Pourquoi j’étais toujours vierge ? Etc. il s’était montré très gentil. Le vin me faisait tourner la tête. Il s’est approché et m’a embrassé. Je n’avais presque plus de force. Je me suis laissé faire mais je ne ressentais absolument rien. Malgré moi, j’appliquais les conseils d’Arielle. Il m’a déshabillé et a caressé longuement mon sexe. Ensuite il a éteint la lumière et s’est débarrassé de ses vêtements. Il s’est allongé sur moi. Je le sentais tenir un tube entre ses mains et il passa un liquide froid, gélatineux et glissant sur son sexe. Il m’a tenu par la nuque. Il a caressé mon visage et m’a demandé si j’allais bien. Tant bien que mal, j’ai hoché de la tête. Il s’est glissé en moi à petits coups. A chaque fois qu’il avançait un peu plus, une vive douleur envahissait mon bas ventre. Quand il m’a complétement pénétré, il a fermé les yeux, leva la tête au ciel, respira profondément en poussant un long gémissement. Il a enchainé une série de va-et-vient en moi. Je sentais son membre glisser en moi. Son rythme s’accélérait et la douleur était encore plus forte. Des larmes coulèrent le long de mes joues. Je serrais les dents pour ne pas laisser échapper des cris de douleur. Au bout de vingt-cinq minutes, il a joui en moi et s’est écroulé. Il est revenu à la charge plusieurs fois au cours de la nuit. Les jours suivants, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps tellement je me sentais souillée et sale. C’est ainsi que j’ai fait mon premier pas dans le monde de la prostitution.

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