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Love d’une pute | Chapitre 10

Chapitre 10 : Renaissance par un amour honteux

Cica

Après l’orage, vient le beau temps.

Calixte et moi, avons repris notre histoire sur une base franche. Il m’a tout dit de l’histoire avec Annie. Tout se dessinait pour le mieux. Il avait trouvé un nouveau boulot qui l’enthousiasmait beaucoup. Il me l’a annoncé autour d’un bon dîner. Comme à son habitude, Calixte avait sorti le grand jeu. Cet homme n’aimait pas faire les choses à moitié. Il aimait les bonnes choses et était un excellent cuisinier. Son repas était exquis et délicieux. Nous l’avons savouré en parlant d’avenir.

Maintenant que Calixte avait un nouveau boulot. Il allait pouvoir déposer sa démission. Il avait rédigé sa lettre de démission dans l’après-midi. Il comptait la déposer le lendemain. J’avais quand même peur pour lui. Tel qu’il parlait du père d’Annie, c’était un homme puissant qui avait des entrées partout. J’avais peur qu’il ne joue sur ses relations pour fermer des portes à Calixte. Calixte avait l’intention de remettre la lettre en main propre à son patron en lui expliquant qu’il avait fait son choix. Ensuite il irait parler à Annie. Notre avenir ne tiendra qu’aux actes qu’il poserait pendant cette seule journée. Néanmoins, j’avais confiance en lui.

Nous avons passé la nuit ensemble. Autant je le sentais enthousiaste, autant je le sentais aussi anxieux. Nous nous sommes endormis dans les bras l’un de l’autre. Au milieu de la nuit, je me suis réveillé pour aller aux toilettes. Calixte était en éveil, les yeux levés au plafond et le regard perdu dans ses pensées.

– Calixte, à quoi penses-tu ainsi ?

– Ah ! Tu es réveillée ?

– Oui. J’ai envie d’uriner. Tout va bien ? Tu m’as l’air soucieux bébé.

– Je pense juste à comment Annie et son père vont réagir quand je leur annoncerais ma décision. Mais ne t’inquiète pas chérie. Ça ira. Ça va bien se passer.

– D’accord chéri. Je reviens.

Je suis allé aux toilettes. A mon retour, il était toujours perdu dans ses pensées. Je me suis allongée et je me suis blotti contre lui. J’entendais son cœur battre. Je me suis emparé de ses lèvres et je l’ai embrassé tendrement. Je lui ai rappelé combien je l’aimais et que je serais toujours là pour lui. Mon homme était un peu plus calme. Nous avons fini par nous endormir tous les deux.

A l’aube, son réveil a sonné. Il s’est levé et a pris sa douche pendant que je lui choisissais sa tenue. Je l’ai aidé à s’habiller. Avant qu’il ne parte, je l’ai serré très fort dans mes bras. On est resté enlacés pendant cinq bonnes minutes avant qu’il ne parte.

J’ai chauffé les restes du repas de la veille, fait un peu de rangement et je suis ensuite rentrée chez moi. J’ai tout raconté à Maman. Je lui ai dit mes peurs pour Calixte. Elle m’a rassuré. Maman savait trouver les mots pour me remonter le moral. Calixte me disait souvent que je savais aussi trouver les mots pour le rassurer. C’était surement de Maman que je tenais ça. Nous avons prié ensemble pour que tout se passe bien. J’ai passé le reste de la matinée à me reposer.

Dans l’après-midi, j’ai révisé mes cours et je suis retourné chez Calixte. La journée serait difficile pour lui. Ce serait bien qu’il passe une agréable soirée. J’ai fait la cuisine et je me suis mise devant la télévision. Ce soir, j’allais juste sécher les cours pour rester avec Calixte. Entre émissions de télé-réalité et feuilletons, le temps est vite passé. Il était 20h15 quand Calixte est rentré avec un carton sous le bras.

Il avait une mine déconfite et un air complètement abattu. J’ai eu peur quand je l’ai vu. J’ai sauté du canapé pour aller à sa rencontre. Je lui ai pris son sac et je l’ai enlacé.

– Bonsoir chérie, m’a-t-il.

– Bonsoir bébé. Ça va ?

– Bof pas terrible.

– Ça s’est si mal passé que ça ?

– En tout cas, pas comme je l’espérais.

– D’accord chéri. Viens t’asseoir, je t’apporte un verre d’eau et tu me raconteras tout.

– Ok bébé.

Je suis allé lui chercher un verre d’eau à la cuisine. Il était affalé dans le canapé. Je lui ai servi son verre d’eau. Il l’a bu d’une traite.

– Maintenant raconte-moi tout.

– Quand je suis arrivé au bureau ce matin, Annie y était déjà. Je suis allé lui proposer qu’on aille prendre un pot après le boulot. Elle a accepté. Je suis ensuite allé voir son père pour voir s’il était déjà là mais il n’était pas encore là. J’ai demandé à sa secrétaire de me prévenir dès son arrivée. Je suis retourné dans mon bureau. J’ai continué par faire le point des dossiers sur lesquels je travaillais. Ce n’est qu’en milieu d’après-midi qu’il est venu. Vers 17h45, la secrétaire est venue me prévenir que le père d’Annie était là et que je pouvais aller le voir. Le moment était venu. J’étais totalement paniqué. J’ai pris une grande respiration et j’ai rassemblé tout mon courage pour prendre l’enveloppe qui contenait ma lettre de démission. Je me suis dirigé vers son bureau avec une boule au ventre mais j’étais quand même rassuré parce que j’avais protégé mes arrières. Je suis allé le voir. Il m’a installé dans le salon de son bureau. J’en étais assez surpris. J’ai pris la parole et je lui ai dit : j’ai longtemps réfléchi et j’ai pris une décision. J’ai traversé une période difficile après le refus d’Annie de m’épouser. J’étais perdu. Je n’imaginais pas qu’après tant d’années et tout ce que nous avons vécu qu’elle refuse de m’épouser. Elle m’a expliqué qu’à cause de l’entreprise, le moment n’était pas propice. Ça m’a encore plus fait mal de savoir que l’entreprise passait avant moi. Permettez-moi d’être franc et honnête. C’est dans ce trouble intérieur que j’ai rencontré la jeune femme avec qui vous m’avez vu au restaurant. Tout est allé vite. Mes sentiments pour Annie ont pris un coup qui leur a été fatal. La dernière fois, vous m’avez mis face à un choix : Annie et mon boulot contre cette jeune femme. J’aurais voulu que les choses se passent autrement. Je suis profondément reconnaissant pour tout ce que vous avez fait pour moi. Vous avez été un mentor et presque un père pour moi. Annie occupera toujours une grande place dans mon cœur. Mais voici ma démission.

Il a pris l’enveloppe, l’a ouverte, l’a lu et m’a dit : C’est bien écrit. Il a pris l’interphone et a demandé à sa secrétaire de faire venir Annie. A cet instant, mon cœur était sur le point de sortir de ma poitrine. J’aurais pu trouver les mots pour annoncer avec tact, à Annie que je la quittais mais lui, il peut se montrer rustre et impitoyable. Avant qu’Annie ne vienne, il s’est levé et est allé vers son bureau et en a sorti une grande enveloppe kaki. Il est revenu et l’a déposé sur le guéridon. Annie est venue et s’est assise. Elle était surprise de me voir là. Il a pris la parole et lui a dit : Ma fille, ton petit ami est amoureux d’une pute. A cet instant, j’ai cru voir ma vie défiler devant mes yeux. Comment savait-il ? Annie m’a regardé d’un air furieux. Son père a continué en disant : Il est prêt à te quitter pour sa pute. Il vient de déposer sa démission. La meilleure dans l’histoire, c’est qu’il a fait appel à mon avocat pour la sortir de prison après qu’elle ait été accusée de tentative d’assassinat sur son oncle. Je l’ai ensuite surpris moi-même au restaurant avec la pute et sa famille. Je lui ai demandé de faire un choix entre toi et elle. Ton cher petit ami a entrepris de trouvé un autre boulot dans l’intention de nous quitter et aujourd’hui le voilà.

Il s’est ensuite tourné vers moi et m’a dit : Jeune homme, je sais tout. Je t’ai fait suivre. Tu penses vraiment que ta candidature au poste de chef service relation clientèle au sein de la compagnie d’assurance aurait été acceptée aussi facilement, aussi rapidement et avec d’aussi généreuses conditions sans un piston derrière ? J’avais besoin de voir jusqu’où tu te montrerais indigne de ma fille. Je t’ai pistonné, fiston. J’accepte ta démission dans mon entreprise. Saches qu’elle est aussi valable pour le poste que tu penses avoir trouvé. Maintenant sors de mon bureau.

Je ne savais où me mettre. Fallait-il supplier ? À genoux ? Fallait-il pleurer ? J’étais perdu. Je ne savais plus quoi faire. Annie était en larmes et me regardait avec un air dégouté. Je suis finalement sorti. Ma place n’était plus là. J’ai pris mes effets personnels dans mon bureau et je suis rentré.

Je ne savais pas quoi dire à Calixte après son récit. La personne que je suis, a rattrapé le seul homme qui a accepté de me donner une chance. Je ne savais pas comment je pouvais le consoler. Etais-je digne de la prendre dans mes bras. Que pouvais-je faire pour le consoler ? Je ne lui ai apporté que malheur. Son péché, c’est de m’avoir aimé. J’étais figée. L’ambiance était lourde. Calixte m’a regardé et m’a dit :

– Cica, je t’aime et je t’ai choisi. Malgré ce qui est arrivé aujourd’hui, je veux aller de l’avant.

Ses mots m’ont fendu le cœur. De grosses larmes ont commencé par couler de mes yeux. Je pleurais et je criais de douleur. Comment un homme pouvait il aimer une femme à ce point, malgré qu’elle ne lui apporte que malheur. Calixte s’est approché et a pris mon visage entre ses mains et m’a dit :

– On va s’en sortir. J’ai foi en nous, en notre amour, en notre capacité à nous battre pour obtenir de la vie, ce que nous voulons. N’aies crainte mon amour.

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